Parc Chlorophylle - parc forestier récréatif de Manhay à Dochamps

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Forêts du monde protégées

Neuf forêts particulières ont été choisies par l’Unesco pour figurer sur la liste du patrimoine naturel mondial en raison de leurs caractéristiques spécifiques qui en font des témoins exemplaires et des sanctuaires de vies animales et végétales à protéger.

Trois de ces forêts sont situées sur le continent asiatique, une en Amérique du nord et une en Amérique du sud , deux autres sur le continent européen, ainsi qu’une en Afrique et enfin la dernière en Australie.

Voici les principales caractéristiques de ces forêts protégées ainsi que leurs distances et directions par rapport au Parc Chlorophylle.

1. La forêt amphibie des Sundarbans. (10.200 km. ESE)

Elle est située dans le delta du Gange en bordure de l’océan indien et est composée de mangroves soumises aux rythme des marées et de forêts de sal , formation naturelle boisée poussant sur la terre ferme constituée d’argile rouge. Cette forêt de mangroves, la plus grande du monde (2/3 de la Belgique), représente 50% des surfaces boisées du Bangladesh fournit avec la forêt de sal, le bois indispensable à la population , joue un rôle essentiel de tampon contre les typhons et raz de marée et procure un refuge à des espèces animales rares. Un programme spécial protège cette mangrove contre un éventuel excès de sel qui entraînerait sa disparition et favorise son extension grâce à la propagation d’une graminée très tolérante au sel, appelée uri.

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2. La forêt de montagne du Sichuan (10.260 km. E)

Dans la forêt de Sichuan en Chine du Sud Ouest, principalement composée de bambous, la réserve naturelle de Wolong , occupe une superficie de 2.000 km² (1/2 de la province du Luxembourg), et est un des seuls endroits au monde où vivent encore une centaine de grands pandas à l’état sauvage sur une population totale de 1500 individus seulement. Le déplacement et le relogement de la population de cette réserve (2300 hab.), sensibilisée à la protection du panda et la plantation de couloirs de bambous supplémentaires , contribuent à la survie des pandas géants et à l’écologie de toute la réserve dont le taux de couverture forestière est actuellement de 80%. 100.000 touristes chinois et étrangers ont déjà visité la réserve naturelle de Wolong.

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3. La forêt équatoriale du Sarawak. (14.530 km. SE)

Avec ses 125.000 km², ( ~ 4 fois la Belgique), le Sarawak , paradis caché de Bornéo, est le plus grand état de Malaisie situé au nord de l’île de Bornéo. Des forêts vierges très anciennes couvrent la région et sont le refuge d’une faune exceptionnelle : petits daims de la taille d’un chat, hiboux de 15 cm, singes à trompe…Le Parc National de Gunung Mulu surplombé de hauts sommets , comprend 544 km² de forêt équatoriale primaire abritant le plus grand réseau souterrain de grottes connu au monde et en particulier celle de Niah (31 km²) érigée en Parc National. De plus un site de mangroves, abritant notamment deux espèces en danger, le crocodile marin et le singe nasique a été inscrit comme Parc national des zones humides de Kuching.

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4. La forêt pluviale du Grand Ours au Canada. (10.200 km. W)

Située le long de la côte ouest de la Colombie Britannique au Canada, cette forêt occupe une superficie de 64.000 km² (+2 fois la Belgique) et est un des derniers témoins des forêts humides ou ombrophiles du monde. Elle tire son nom des ours qui prospèrent dans ce type de forêts : le grizzli, l’ours noir, l’ours kermode dit « ours esprit » et dont l’habitat est fortement menacé par les coupes à blanc commerciales. Elle abrite également une grande variété de plantes , de cèdres millénaires , d’ épinettes de Sitka de 90 m de hauteur et d’espèces animales uniques menacées de disparition. De nombreuses rivières riches en saumons (20% de la population mondiale), constituent une source de nourriture indispensable pour les ours. Un accord international permet de protéger ce patrimoine naturel grâce à des pratiques forestières moins agressives.

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5. La forêt tropicale Amazonienne. (11.460 km. SW)

Située en Amérique du Sud, s’étendant sur neuf pays, et principalement le Brésil, la forêt amazonienne est la plus grande forêt du monde. Elle couvre plus de 7 millions de km² (235 fois la Belgique) représente 2% des terres émergées, et 2/3 des surfaces de la forêt tropicale mondiale avec une biodiversité incomparable. La forêt amazonienne est fragile car les sols sont relativement pauvres et la majorité des terres non inondables sont peu fertiles. Le système forestier est extrêmement sensible au moindre changement local . Le manque d’eau dramatique de ces dernières années, a entraîné une diminution importante du débit du fleuve (-15%) ainsi qu’une baisse significative de niveau de 6 à 7 mètres avec des répercussions néfastes sur deux espèces protégées, le petit dauphin rose « boto » et le lamantin. La déforestation intensive entraîne la destruction annuelle de 20.000 à 25.000 km² ( 2/3 de la Belgique) avec comme conséquence l’ouverture de la canopée et la disparition de nombreuses espèces animales. Depuis 1978, 517.000 km² de terres incendiées (17 fois la Belgique) sont parties en fumée pour favoriser l’agriculture commerciale et l’élevage extensif. La biodiversité reste menacée par le manque de sites protégés et leur isolement .La racine du mal se situe au niveau de la politique foncière inadaptée.

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6. La forêt primaire de Bialowieza. (1.530 km. E)

La forêt primaire de Bialowieza est située le long de la frontière entre la Biélorussie et la Pologne, au nord de Brest Litovsk sur une superficie totale d’environ 1.400 km² (~1/3 de la province du Luxembourg). C’est le dernier vestige de l’immense forêt primaire qui couvrait les plaines du nord de l’Europe. C’est aussi un réservoir unique de biodiversité où se côtoient encore en liberté, bisons européens, chevaux sauvages « koniks » ,ours, cervidés et loups. Entre exploitation forestière et éco-tourisme, le débat est ouvert sur une meilleure manière de concilier préservation de l’environnement et activité économique en vue d’une protection durable dans le cadre de Natura 2000.

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7. La forêt tempérée de Shikhote-Alin. (10.600 km. NE)

La chaîne de montagnes de Sikhote-Alin, Région de Primorski en Sibérie orientale, abrite l’une des forêts tempérées les plus riches et les plus insolites du monde. C’est une zone mixte entre la taïga et les régions subtropicales qui a donné lieu à des assemblages inhabituels de plantes et d’animaux. Ainsi des espèces du Sud comme le tigre et l’ours de l’Himalaya cohabitent avec des espèces du Nord comme l’ours brun , le renne et le lynx. Ce site qui s’étend depuis les sommets de Sikhote-Alin jusqu’à la Mer du Japon est important pour la survie de nombreuses espèces menacées comme le tigre de l’Amour et l’aigle pêcheur de Blakiston.

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8. La forêt tropicale de l’Ituri. (7.660 km. S)

La forêt tropicale de l’Ituri est située dans la province orientale de la République démocratique du Congo. Un cinquième de cette forêt 60.000 km² ( 2 fois la Belgique),constitue une réserve de faune à okapis rares , soit environ 5.000 okapis sur les 30.000 vivant à l’état sauvage . Elle abrite aussi des espèces menacées de primates , et d’oiseaux ainsi que six espèces de petites antilopes forestières « céphalophes » caractéristiques de cette région. Elle possède aussi des sites panoramiques exceptionnels dont les chutes d’Epulu et de l’Ituri. Des populations nomades traditionnelles de chasseurs pygmées Mbuti et Efe habitent dans cette réserve. Les poussées migratoires extérieures fuyant les remous politiques et l’exploitation incontrôlée de la forêt qui en résulte menacent dangereusement l’équilibre écologique de cette région tropicale.

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9. La forêt pluviale du Queensland. (20.000 km. SE)

Dans le nord-est de l’Australie , à proximité de la Grande barrière de Corail, la forêt pluviale s’étend sur une superficie de 9.000 km² (~= 1/3 de la Belgique), et constitue un véritable musée de la faune et de la flore remontant à 100 millions d’années. Cette région unique en son genre est un témoignage vivant de l’évolution des plantes terrestres, des oiseaux chanteurs et des marsupiaux. Son inaccessibilité et une prise de conscience assez rapide ont permis la préservation de cet écosystème qui est un bel exemple d’une gestion de haut niveau de la part des Autorités du Queensland  en vue d’une conservation durable de cette région avec des aménagements intelligents et des activités économiques contrôlées : fermes d’élevage de crocodiles, centres de revalidation pour animaux blessés, caillebotis pour se déplacer, guidage des visiteurs.

R.Braipson.

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